Le portefeuille des compétences non formelles et informelles
(souvent appelé portfolio de compétences) est un outil européen de reconnaissance et de valorisation des acquis obtenus en dehors de la formation scolaire ou universitaire traditionnelle.
Il permet à une personne de faire reconnaître officiellement les compétences acquises :
- par l’expérience professionnelle,
- par des activités personnelles ou sociales,
même si elles n’ont pas été validées par un diplôme.
Cadre juridique européen
Dans le droit européen, ce dispositif s’inscrit dans les politiques d’éducation tout au long de la vie et de mobilité professionnelle.
Les textes principaux sont :
- Recommandation du Conseil de l’Union européenne du 20 décembre 2012 sur la validation de l’apprentissage non formel et informel.
- Cadre européen des certifications (CEC ou EQF), qui permet de comparer les niveaux de compétences dans tous les États membres.
- Stratégie européenne pour les compétences 2020-2030, qui encourage la reconnaissance de l’expérience comme source de qualification.
Ces normes visent à permettre à tout citoyen européen de faire valoir ses compétences sur le marché du travail et dans d’autres pays de l’UE, même sans diplôme formel.
Types d’apprentissages concernés
- Apprentissage formel → structuré, sanctionné par un diplôme (école, université).
- Apprentissage non formel → structuré, mais en dehors du système officiel (formation interne, stage, MOOC, etc.).
- Apprentissage informel → non structuré, issu de l’expérience quotidienne (travail, engagement associatif, responsabilités familiales, etc.).
Le portefeuille regroupe et décrit ces expériences à travers des preuves, des référentiels de compétences et parfois un accompagnement par un évaluateur.
Objectif concret
Le but est double :
- Reconnaître la valeur professionnelle et sociale de l’expérience vécue.
- Faciliter la validation des acquis de l’expérience (VAE), la mobilité européenne et l’employabilité.
C’est donc un instrument juridique et pédagogique qui relie le droit du travail, le droit à la formation, et la politique sociale de l’Union.
Exemple pour un professionnel de santé
Un infirmier ou une infirmière peut, grâce à ce portefeuille :
- documenter des compétences acquises sur le terrain (coordination, gestion du risque, assistance chirurgicale, encadrement, etc.) ;
- les faire reconnaître au niveau européen (niveau RNCP ↔ niveau CEC) ;
- faciliter une reconversion, une reconnaissance de titre ou une promotion en France ou dans un autre pays de l’UE.
- Dans nos secteur spécifique pourront porter à obtenir la spécialisation;
À l’écart des sentiers déjà tracés, la SFIAC façonne actuellement un projet de formation modulaire encadrée, mûri avec rigueur et ambition, destiné à être soumis au Ministre de la Santé.
La formation IBODE, tout comme la VAE, traduisent déjà une volonté affirmée d’évolution professionnelle.
Mais un parcours évolutif modulaire, à la fois souple et structuré, pourrait ouvrir une voie nouvelle : celle qui offrirait à chaque confrère, y compris dans les structures de santé les plus modestes, la possibilité d’enrichir, d’affiner et de certifier ses compétences.Pour diverses raisons — qu’elles soient personnelles, géographiques ou institutionnelles — ni la VAE, ni la formation formelle ne se révèlent toujours accessibles.
C’est pourquoi une formation modulaire en alternance, articulant temps d’apprentissage théorique et immersion professionnelle accompagnée, pourrait devenir un véritable levier d’équité et de progression collective. Une formation étalé sur plusieurs année dans l’alternance formation/travail.
En impliquant à la fois des acteurs pédagogiques et des professionnels de terrain, ce modèle élargirait le champ de celles et ceux qui souhaitent s’engager dans une dynamique continue de perfectionnement et de reconnaissance des compétences infirmières spécialisées.
La SFIAC veut être un laboratoire d’idée qui développe un virtuosisme formative et institutionnel qui ouvre la dynamique de l’évolution de tous les infirmiers.




